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Ramdrive sur un Raspberry pi : réduisez l’usure de la carte SD!

un ramdrive sur rlieh, pour enregistrer temporairement les valeurs des capteurs

Qu’est ce qu’un ramdrive?

Un ramdrive est un espace de stockage qui utilise la RAM (mémoire vive) au lieu du disque dur, SSD, mémoire flash ou autre moyen habituel de stockage. La RAM est plus rapide que tous ces supports, mais en cas de coupure de courant ou si on éteint l’ordinateur, les données sont perdues. Donc, à quoi ça sert, un stockage qui oublie à chaque reboot?

Pourquoi utiliser un ramdrive?

La réponse évidente, c’est la vitesse : si vous avez besoin d’accès ultrarapides, ça peut être une solution. Une seconde réponse intéressera les utilisateurs de raspberry pis : éviter d’user la carte SD du système. La mémoire flash s’use à chaque écriture (c’est simplifié, mais c’est l’idée). Un SSD aura des techniques pour répartir l’usure équitablement et donc ça ne rentrera pas réellement en compte. Mais pour une carte SD, il n’y a pas ces algorithmes avancés. Donc quand on écrit tout le temps au même endroit, on finira par “user” la carte, et elle aura des secteurs défectueux. C’est ici qu’intervient le ramdrive. Pour de nombreux projets à base de Raspberry pi, nous utilisons des capteurs, et nous souhaitons stocker les valeurs des capteurs. Du coup, si à chaque mesure on écrit sur la carte SD, elle lâchera bien vite, d’autant plus vite qu’on écrit souvent, par exemple chaque seconde. Dans ce contexte, je vous propose de créer un ramdrive pour pouvoir écrire dessus en continu, sans se soucier de l’usure, et de copier de temps en temps les données vers la carte SD. En stockant les mesures chaque seconde sur le ramdrive, puis en copiant les données toutes les heures, on écrira 3600 fois moins souvent sur la carte SD!

Voyons maintenant comment réaliser cela.

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Fabrication d’un NAS maison – étape 2 : réalisation du boitier.

Fabrication d’un NAS maison – étape 2 : réalisation du boitier.

Fabriquer un boîtier n’est pas très compliqué. Il faut juste un plan, des matériaux, et quelques outils. Pour ma part, j’ai décidé d’utiliser du bois, plus précisément du contreplaqué. Ce choix peut paraître surprenant car ce matériau est plus connu comme isolant thermique. Toutefois, il est facile à travailler, peu cher, résistant et peut avoir un bel aspect. De plus, faire son boîtier soi même permet de penser l’aération. Je ne crains donc pas les surchauffes, puisque les composants seront abondamment ventilés. Je vais vous présenter ici la première version de mon boîtier NAS, déjà finie au moment de l’écriture de ce billet.
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Faire un NAS pour stocker ses données de façon fiable – étape1 : choix du matériel.

Faire un NAS pour stocker ses données de façon fiable – étape1 : choix du matériel.

Principes de base des NAS et du stockage réseau

Synology DiskStation DS112j

Synology DiskStation DS112j

Si l’on veut stocker des données pour pouvoir y accéder depuis plusieurs ordinateurs, la solution la plus simple est de partager le disque dur qui contient des données sur le réseau. Cela est simple et peu coûteux. La contrepartie est qu’il faut laisser cet ordinateur allumé, et que si c’est un ordinateur sous Windows, l’administration et la gestion des données et des droits d’accès ne sera pas très fine. C’est pourquoi existent les NAS, ou “Network Attached Storage” pour  serveur de stockage réseau. Ces derniers sont de petits ordinateurs, généralement sous Linux, et dédiés au partage des données. Leur consommation est faible, et ils possèdent une interface d’administration plus ou moins complète et bien faite. Les modèles Synology ont par exemple très bonne réputation. L’inconvénient majeur est toutefois leur coût : il faut compter environ 150€ pour un NAS à un disque,  250€ pour deux disques, et bien souvent plus de 500€ pour quatre disques. En outre, bien certains modèles comme ceux de Synology soient très “customisables”, et aient de nombreuses fonctionnalités, on ne peut pas nécessairement faire tout ce que l’on souhaite dessus. Enfin, les processeurs embarqués dans les modèles les moins chers sont peu puissants, et offriront de plus faibles performances.

Mon projet

Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de fabriquer mon propre NAS, à partir de composants de PC standard, d’une distribution Linux, d’un peu d’huile de coude, et en bricolant un peu. Tout cela afin d’obtenir un NAS pouvant accueillir un grand nombre de disques, offrant de bonnes performances, l’encombrement le plus restreint possible pour sa capacité, tout en étant extensible, et un coût très modéré.

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